La fille dans un fauteuil en plastique (février 2018)

 

 La fille dans un fauteuil en plastique est un travail artistique qui ne s'inscrit pas dans l'autofiction même s'il en convoque quelques ressorts. Il discute avec Sophie Calle pour le jeu et le rapport à l’autre, Nan Goldin pour l’intime et Antoine D'Agata dans l’usage du soi. Mêlant la mise en scène à la subjectivité, il joue des frontières entre le modèle et l'artiste, croise des points de vue et des perspectives, ouvre des fenêtres. Sortir du cadre, chercher le hors-champ.

Sujet-Objet: allers-retours poétiques. Des confrontations, un tropisme, un questionnement autour de passages. Ce travail interroge le désir et l'altérité dans un cadre onirique. Des lignes bougent, les espaces se recomposent, les frontières sont mouvantes. Une cartographie des sentiments, rêve ou réalité?

La proposition s'articule autour d’une vidéo, de photographies et d’un mur instagram, lisibles indépendamment dans un tout cohérent.

Cette mosaïque ouvre sur un imaginaire poétique qui transcende l'histoire personnelle et lui donne un caractère universel. Une écriture à quarte main. B&B.

Travail réalisé avec Bénédicte Bach 


Perspectives poétiques n:21 (pour l'industrie magnifique) mai 2018

 

L' intervention pour l'Industrie Magnifique va prendre la forme d'une installation monumentale d'un mur en béton de 12 mètres de long et de 3 mètres de haut. La sculpture utilise des techniques pointues de photogravure, savoir faire de l'entreprise Béton Fehr, intègre des images faites in situ spécifiquement pour le projet et sera éclairée par des lumières de type néon industriel.

L'objet jouant des perspectives rectilignes de la place Broglie redéssine l'espace, crée des angles, des dynamiques, en modifie la lecture selon le point de vue. Le geste est épuré, presque minimal, malgré la taille imposante, et se veut résolument poétique. Il s'agit de remettre l'industrie au cœur de la ville.

La structure éclairée sera visible de jour comme de nuit évoquant les bâtiments industriels, mêlant des matières brutes au travail pictural, créant une esthétique particulière propre à l'artiste.
L'oeuvre proposée repose sur une signalétique typique de l'industrie, utilise les compétences particulières du groupe Fehr et inscrit le travail de Benjamin Kiffel dans une synergie collective, de concert avec l'activité du mécène.

Perspectives poétiques n:21 est aussi un clin d'oeil au fondateur Albert Fehr et son épouse Marthe puisque la numérotation évoquant aussi le process industriel est l'addition de leurs initiales. Graver une mémoire dans le béton et l'inscrire dans le patrimoine culturel et artistique d'un territoire, est à la fois un hommage mais aussi une perspective de rayonnement.

Détail et structure, poésie et sens, épure et matière : l'industrie onirique ! 


Sevilla inspiration baroque