Benjamin Kiffel

Artiste plasticien depuis 1998, né en 1972, a fait l'objet de nombreuses expositions et est présent dans des collections publiques et privées.

Travaillant plus particulièrement la photographie dont il questionne les limites, il a également fait des vidéos expérimentales et des installations monumentales.

Ses domaines de prédilection sont la ville, la nuit, le détournement des publicités, les parkings, les espaces urbains en reconversion, les néons, les atmosphères 

un brin glauques, les mises en scène... 

Enfin depuis 2004 à côté de sa profession d'artiste il est curateur et gère la galerie la pierre large à Strasbourg.


Les domaines de prédilection de Benjamin Kiffel sont la ville, la nuit, le détournement des publicités, les parkings, les espaces urbains en reconversion, les néons, les atmosphères un brin glauques, les mises en scène, l'architecture.

 

Il existe chez le photographe une quête d’abstraction, de recherche des limites du médium, il s'agit de tester, d'expérimenter. Ce questionnement, ne s'inscrit pas dans la tradition classique, où il est essentiellement question de regard photographique, d'instant décisif.
La réalité qui l'intéresse n'est utile que pour l'appropriation des codes qu'elle suggère, une construction méthodique, obsessionnelle, nulle intention de raconter des évènements qui se seraient produits, de reconnaître forcément des lieux tangibles. La photographie sert à jouer avec la lumière et à construire des formes et des lignes. Le travail de démolition du réel qui utilise des flous ,des bougés et des superpositions, structure les images de Benjamin, en fait sa signature.

 

L'on peut également jouer avec des lumières pour créer des personnages imaginaires, composer ce qui n'existe pas, inventer avec les contraintes liées au médium.
Cette réflexion répond aussi à une quête poétique, rapport suspendu au temps, où l'image n'existe pas pour ce qu'elle représente mais dans l'imaginaire de celui qui la regarde, ce qui a comme fonction d'abolir la frontière entre le créateur et le spectateur, qui, obligé de se questionner, s'approprie ces images. Cette image existe donc au delà de l'instantané, elle est également cinématographique.

 

Une photographie qui ne cherche pas le beau, mais le discours, préfère le questionnement à la révélation, et s'inscrit dans une démarche plasticienne assumée, construisant un univers visuel propre, essayant de relier ces problématiques à des questions sur l'évolution de l'histoire de l'art, jouant avec des références qui ont nourri le parcours intellectuel de leur auteur.

 

La plasticien ne se cantonne pas au médium photographique et travaille également la vidéo et des installations. Inscrire la poésie dans l’espace public, penser l’espace et ses structures créer un univers, donner de l’émotion.

 

En 2008, lors de son exposition au musée du sel à Marsal (57) où il avait fabriqué une croix de néon géante, il pose les jalons d'une sortie du registre uniquement photographique. Il modifie l'espace urbain. Ses propositions visent à questionner de nouveaux territoires et à y instiller du décalage, une esthétique industrielle, de béton et de néon, un travail sur la mémoire. Il exporte sa poétique structurée dans le réel et la fait sortir des galeries ou des musées. Il s'agit de toucher un public de façon inattendue, drôle parfois, spectaculaire, et de contribuer à essayer d'embellir nos villes, de redessiner les espaces. Ses réalisations mêlent la photographie, la vidéo, la lumière, les matières, et visent à offrir un autre regard, à interroger nos imaginaires et nos registres culturels contemporains. 



emission de radio (rbs) à partir de 30'

https://soundcloud.com/citecultures/cit-cultures-13-11-2014