Benjamin Kiffel

 

Benjamin Kiffel est photographe, vidéaste et créateur d’installations. Il s’intéresse notamment à l’espace public, à l’architecture, aux parkings et aux lumières de la ville. Il aime les matières brutes et industrielles, les néons, la nuit, les détournements, les mises en scène. Le plasticien joue des codes et des représentations et interroge nos registres culturels contemporains. Ses travaux donnent une place centrale à la réflexion sur la lumière et sa mise en espace. Ils ont fait l'objet de nombreuses expositions depuis la fin du siècle dernier. 

Enfin depuis 2005, à côté de sa profession d'artiste, il est commissaire d'exposition à la Galerie La Pierre Large à Strasbourg, structure qu'il a fondé et qu'il gère aux côtés de Bénédicte Bach.


Artiste plasticien depuis 1998, né en 1972, a fait l'objet de nombreuses expositions, est présent dans des collections publiques et privées. Est régulièrement invité pour témoigner notamment de collaborations entre industriels et artistes. Travaillant plus particulièrement la photographie dont il questionne les limites, il  fait des vidéos expérimentales et des installations monumentales. Ses domaines de prédilection sont la ville, la nuit, le détournement des publicités, les parkings, les espaces urbains en reconversion, les néons, les mises en scène, l’architecture, le travail sur la mémoire.

Enfin depuis 2005 à côté de sa profession d'artiste il est commissaire d'exposition pour le Laboratoire de l'image contemporaine et gère la galerie la pierre large à Strasbourg.

Son travail est d’abord une réflexion sur l’image, sur les limites du médium photographique. Qu’est ce qu’une image ? En quoi nous raconte t’elle une époque ? Sa photographie ne cherche pas à raconter le réel, mais à en questionner les codes. Il utilise des flous, des bougés et des superpositions, structure ses images avec la lumière pour construire des histoires. Il a également, cherché dès le début des années 2000 à tendre vers l’abstraction, à imaginer à partir de quel stade on peut parler d’une image photographique. S’intéressant à la technique, il aime questionner les évolutions du médium, les opportunités et les contraintes qui en découlent. Il a connu les pellicules de l’argentique, les labos photo d’époque, jusqu’au images produites par IA aujourd’hui.

Ayant étudié l’histoire de l’art et la sociologie, ayant baigné dans le milieu culturel depuis l’enfance, son oncle ayant été conseiller aux arts plastiques au DRAC Lorraine, il a toujours beaucoup fréquenté les musées. Cela a alimenté son goût à instiller de multiples références dans ses travaux, à s’interroger sur le sens de la création, et à la pertinence d’une réflexion sur la monstration. Mais dans son travail, il est d’abord question de poésie, de laisser au spectateur une part d’imaginaire pour interpréter les images, de jeu, d’aspect aussi parfois ludique, de témoigner d’une époque. Pour le plasticien, l’image ne s’arrête pas à la photographie et il travaille également la vidéo et des installations. Inscrire la poésie dans l’espace public, penser l’espace et ses structures créer un univers,

donner de l’émotion, s’inscrire dans une réflexion plus globale. Dès 2008, lors de son exposition au musée du sel à Marsal (57) où il avait fabriqué une croix de néon géante, il pose les jalons d'une sortie du registre uniquement photographique. Il poursuit ses expérimentations, développe des collaborations, étoffe son registre de plasticien, en étant capable de proposer des oeuvres monumentales. Il apprend alors, auprès d’industriels notamment, de nouvelles

techniques, qui renforcent son goût du décloisonnement, et son souci d’aller vers les autres ; d’inscrire la création encore davantage dans le réel et dans la collaboration. Il aime imaginer l'espace urbain. Ses propositions visent à questionner de nouveaux territoires et à y instiller du décalage, une esthétique industrielle, de béton et de néon, un travail sur la mémoire. Il exporte sa poétique structurée dans le réel et la fait rencontrer un autre public.

Il s'agit de toucher le spectateur de façon inattendue, drôle parfois, spectaculaire, et de contribuer à offrir du sens, du symbole, de l’émotion dans l’espace public. Ses réalisations mêlent la photographie, la vidéo, la lumière, les matières, et visent à offrir un autre regard, à interroger nos imaginaires et nos

registres culturels contemporains.